A propos de la Marquise …

 

 

soleil

 

Vous êtes entrés dans les terres de Carabas. L’air est doux, on peut sentir le parfum des fleurs, le domaine est débarrassé de l’obscure présence d’un ogre magicien mal dégrossi, et les rosiers sont entretenus.

Vous avez été invité par la Marquise, et vous la trouvez affairée à une sieste délicieuse, sous les lilas, un livre de poésie relâché sur sa robe, sobre mais tout de même élégante.

Le thé est servi, quelques macarons colorés ornent des assiettes aux motifs délicats. Vous n’osez pas trop vous installer quand vous vous apercevez qu’elle vous observe, les yeux légèrement plissés, par en dessous, comme savent le faire tous les chats.

« Bienvenue à toi  » ronronne-t-elle.

Et l’après midi peut continuer dans cette douceur agréable.

Vous apprendrez qu’elle aime lire, évidemment, et de façon très hétéroclite, du contes initiatique, de la poésie, des fictions, des ouvrages de développement personnel, et de la philosophie. Elle vous parlera, les yeux brillants, de Rilke, Hesse, Huxley, Asimov, Gaiman, Pratchett, Zweig, Kierkegaard, Kant, et tant d’autres.

Elle vous contera pourquoi elle aime tellement Turner, Hokusai, Munch, Soulage, Kandinsky … et vous murmurera d’aller impérativement vous perdre dans l’atelier de Brancusi.

Longuement vous pourrez parler musique, un domaine où elle aime tant de choses très diverses qu’elle pourrait vous y surprendre. Elle sera curieuse de vous entendre parler de cinéma, surtout si l’on y aborde Lynch, Kubrick et Eastwood.

Elle sera toujours partante pour noter quelques nouveaux titres de mangas, bandes dessinées indépendantes et toutes autres nouvelles graphiques.

Puis, gourmande, elle vous invitera pour le goûter à déguster un des merveilleux gâteaux réalisé par Monsieur le Marquis.

Vous repartirez surement ivre de sucrerie et de paroles, car elle est bavarde et enthousiaste, facilement, et son babillage peut en devenir entêtant.

Mais en quittant les lieux, vous ressentirez un trouble étrange, celui d’avoir un peu plus le sourire qu’en arrivant.

Alors… n’hésitez pas à revenir !