En passant

Anatolie

Enchevêtrement

Enchevêtrement

Le souffle.

Coupé, abrupte, la course qui raisonne sur le sable, et dévale en poudre d’or le firmament.

La peau.

Irritée, brulée, en péril, le son des veines qui déborde, rubis filant.

Droit vers l’océan, sous un ciel d’apothéose. Le temps s’étrangle entre ses doigts pâles. Elle est vertige.

Puis, le basculement, l’éclaboussure, pure, totale. Le scintillement d’argent vif, cristallin brisé dans le sel bleuté.

Jusqu’à ce que son bas ventre soit confiance, puissance, écaille de chair dans la trame des marées.

Là où la vie est abysse. Elle glisse.

Musique: Oya, par Ibeyi